Sécurité et consentement
Les règles qui évitent l'essentiel des mauvaises expériences, et les gestes à connaître quand quelque chose tourne mal.
Le consentement, en pratique
Un « non » est définitif et n'a pas à être argumenté. Un silence n'est pas un « oui ». Un accord donné par messages ne vaut pas pour la rencontre, et un accord donné au début d'une rencontre ne vaut pas pour la suite : il se revérifie en continu.
Une personne fortement alcoolisée ou sous l'emprise de substances ne peut pas consentir valablement. C'est vrai juridiquement en Suisse, et cela ne dépend pas de ce qui avait été convenu avant.
Dans les pratiques où le refus peut devenir ambigu, convenez d'un mot d'arrêt et d'un geste d'arrêt avant de commencer. Leur usage n'est jamais discutable.
Avant un premier rendez-vous
Un lieu public en premier, toujours. Cela permet à chacun de partir sans se justifier — ce qui rend paradoxalement la suite plus probable, personne ne se sentant piégé.
Prévenez un proche du lieu et de l'heure, gardez votre propre moyen de transport, et ne laissez jamais votre verre sans surveillance. Ces règles valent pour tout le monde, pas seulement pour les femmes.
Si quelque chose vous met mal à l'aise, partez. Vous ne devez aucune explication, et aucun rendez-vous ne vaut la peine d'ignorer ce signal.
Reconnaître une arnaque
Trois signaux suffisent à trancher : une demande d'argent, quel qu'en soit le prétexte ; une insistance à quitter la messagerie du site dès les premiers échanges ; un refus systématique de tout appel vidéo. Aucun n'a d'explication acceptable.
Un quatrième indice, plus discret : une progression émotionnelle beaucoup trop rapide. Les déclarations enflammées au bout de trois jours ne sont pas un compliment, c'est une technique éprouvée.
La règle est sans exception : on n'envoie jamais d'argent à quelqu'un rencontré en ligne, même après des mois d'échanges, même pour une urgence médicale, même « pour le billet d'avion ».
Photos intimes
N'envoyez rien qui permette de vous identifier : ni visage, ni tatouage reconnaissable, ni décor caractéristique, ni miroir reflétant la pièce. Désactivez la localisation de votre appareil photo.
Jamais vers un profil non certifié, jamais sous pression, jamais dans les premiers échanges. Une insistance répétée pour obtenir des images est en soi un motif suffisant d'arrêter la conversation.
Aucune technologie n'empêche une capture d'écran. Les messages privés sont chiffrés en base de données chez nous, mais la confiance que vous accordez à la personne en face reste le facteur déterminant.
Chantage à la webcam : la bonne réaction
Ne payez pas. Payer déclenche systématiquement de nouvelles demandes, sans exception connue.
Cessez toute réponse, conservez les captures d'écran et les identifiants du compte, signalez le profil, et déposez plainte auprès de la police.
En Suisse, la diffusion d'images intimes sans consentement est punissable : vous êtes la victime, pas le coupable. La honte est le principal levier de ces escrocs — elle ne doit pas vous empêcher de porter plainte.
Où trouver de l'aide en Suisse
Urgence : police 117, ambulance 144, urgence européenne 112.
Aide aux victimes d'infractions (LAVI) : chaque canton dispose d'un centre de consultation gratuit et confidentiel, y compris sans dépôt de plainte.
Cybercriminalité : le Guichet unique de la Confédération permet de signaler en ligne les cas d'escroquerie et de chantage.
Soutien psychologique : La Main Tendue est joignable au 143, 24 h/24, gratuitement et anonymement.
Ce que fait la plateforme
Photos floutées par défaut, album privé accordé personne par personne, mode fantôme, bouton de sortie rapide sur chaque écran, messagerie chiffrée, vérification photo facultative, limite quotidienne de messages vers des profils non matchés, et signalement en un geste.
L'abonnement Discrétion+ ajoute une analyse des photos reçues et un gardien anti-arnaque sur les conversations. Il n'achète ni likes supplémentaires ni visibilité : le gratuit n'est jamais désavantagé dans les recherches.